Le guide conférencier du futur est virtuel ! Qui veut être remplacé par une IA ?

Pour écouter le podcast, utilisez le player en dessus, la suite de cet article n’est qu’un résumé partiel de celui-ci.

La dernière fois, nous vous parlions du métier de guide-conférencier, des aspects plutôt cools, mais aussi des côtés un peu moins sympathiques. On vous avait teasé le thème de cet épisode: et si le guide conférencier du futur était virtuel ? Genre, intégré dans des lunettes de réalité mixte, dirigé par une IA qui vous connait parfaitement.

Fini les grands groupes de 50 personnes, à vous le guide personnalisé, devant vous, capable de vous parler de tout, en toutes les langues, et en 3D immersive. Bienvenue dans le futur, pas si loin, on est plus dans l’anticipation que dans la science-fiction.

C’est un peu dommage si ça se réalise en vrai, parce que Maël, guide-conférencier qui fait partie de l’équipe d’AnthroStory, va perdre son job… Remarquez, ça lui laissera le temps de s’occuper de son blog, Traounomad, que je vous encourage à consulter.

Les trois réalités

Évidemment, on va surtout parler de réalité virtuelle, de réalité augmentée et de réalité mixte. Petite piqure de rappel pour ceux qui ont loupé les cours de tech.

La réalité virtuelle: C’est l’Occulus, le Samsung VR, le Sony VR, le HTC Vive et autres. Des lunettes qui recouvrent totalement vos yeux, un environnement en 3D est généré autour de vous. Pour le thème du podcast, on imagine facilement des visites virtuelles de sites archéologiques, de musées, etc. Ça ne prend pas forcément le rôle du guide conférencier, qui sera toujours là « en vrai » sur site, mais ça peut diminuer les visites « live » des sites en eux-mêmes. Et on peut imaginer des visites guidées, genre des vidéos immersives en 3D, comme ça se fait déjà sur certains jeux vidéo.

La réalité augmentée: Ce sont les Google Glass, jamais sorties officiellement pour le grand public. Ce sont des lunettes « standard », mais avec une partie « augmentée », qui met un filtre sur la réalité. Imaginez-vous en train de regarder un monument et voir, en surimpression, des informations supplémentaires, genre Wikipédia, mais calqué sur la réalité. Ces infos peuvent aussi être données vocalement via les oreillettes des lunettes. Ça reste beaucoup plus simpliste que ce que pourrait vous donner un guide conférencier, mais ça peut probablement suffire à beaucoup de gens. Plus simple et plus direct que le smartphone, déjà très utilisé pour obtenir des infos sur les lieux visités en voyage.

La réalité mixte: Pour l’instant, les plus convaincants semblent être les Hololens de Microsoft, sortie publique en fin d’année. Ici, on voit la réalité à travers le casque, mais avec une intégration d’éléments 3D. Imaginez avoir un guide conférencier en 3D devant vous, qui vous présente un monument. Plus sympa, la possibilité d’intégrer des scènes de vie d’époque directement dans votre réalité. Ce n’est pas si fou, beaucoup de monde y travaille, même si ça reste complexe et cher. Mais les techniques et la technologie allant en s’améliorant, on peut penser que ça va aller de mieux en mieux.

Autres technos citées

Certains musées utilisent déjà des hologrammes, pour reproduire des objets partiellement cassés par exemple, ou l’intérieur d’un objet entier.

Certains musées utilisent déjà la réalité augmentée, via des smartphones, des tablettes et même des Nintendo 3DS, l’étape obligatoire avant les lunettes !

On mélange probablement souvent l’intelligence artificielle et les différentes sortes de réalité. Ce n’est pas forcément nécessaire, mais il est de plus en plus évident qu’elles envahissent notre quotidien, même si c’est souvent décevant.

Quelques références

Une première, l’article « 20 000 year old artifacts, 21ST-century technology » sur The Verge est un bon début. Ou encore « Google’s AR platform Tango is going to let museum visitors explore exhibits« , aussi de The Verge.

Plus simplement, tapez « The Verge museum » ou « The Verge virtual reality » ou « The Verge mixed reality » sur Google et lisez, tous ces articles sont bien faits et seront actuels.

 

By | 2017-06-06T21:59:44+00:00 juin 7th, 2017|AnthroNews, billet, Billets, Interviews, Podcast, Podcast|4 Comments

About the Author:

Jonathan, 31 ans, suisse, polymécanicien, voyageur, producteur de contenu sur le voyage depuis 4 ans, sur l’anthropologie depuis 2 ans.
Convaincu que l’anthropologie et les sciences sociales devraient être plus mises en avant, essaie de faire ce qu’il peut pour aller dans ce sens.

4 Comments

  1. JDragonB 7 juin 2017 at 11 h 56 min - Reply

    Pour information, l’HoloLens est là, parmi nous. 😉

    Pour l’instant, c’est plutôt un matériel réservé aux professionnels : ce n’est pas qu’un système de visualisation mais un système informatique contenant donc un ordinateur, ce qui rend la solution assez couteuse pour un particulier.

    Voici un petit lien pour faire connaissance avec l’outil : http://thewindose.fr/oah-jai-deballe-un-hololens-je-lai-manipule-et-teste/.

    • Jonathan 11 juin 2017 at 9 h 31 min - Reply

      Effectivement, mais pas au niveau utilisateur « normal ». Sur que ça va être le cas dans un futur plus ou moins proche, mais comme vous dites, on est assez loin du prix d’un objet achetable par la majorité des gens.
      Par contre, j’imagine que certains gros musées peuvent l’intégrer, ils ont les moyens pour.
      Merci 😉

  2. Véro 14 juin 2017 at 13 h 38 min - Reply

    Eh oui Jonathan, tu as des auditeurs de plus de 60 ans. Voici ma réponse à la question posée en fin d’épisode. Je pense que depuis quelques temps déjà la technologie a remplacé les mauvais guides. Ceux qui ânnonaient leurs commentaires et sortaient peu ou pas de leur sujet. Ils n’ont clairement plus d’avenir. Mais je dirais plutôt que les technologies et les guides sont complémentaires. Il me semble que ton invité l’a bien compris. J’ai confiance en la supériorité de l’homme sur la machine en ce domaine, mais je n’oublie pas que la tendance va dans l’autre sens. (Je viens de découvrir par exemple que certains couples utilisent whatsApp pour se parler d’une pièce à l’autre dans un appartement…) J’aime beaucoup tout ce que les musées inventent pour attirer un autre type de visiteurs et cela enrichit mon expérience aussi à chaque visite. Mais j’apprécie aussi les expériences humaines telles que celles qui sévissent dans certains musées de Londres. Exemple : un spécialiste du sujet vient bénévolement au musée et à une heure précise se tient à la disposition du public à un endroit déterminé pour parler des objets exposés dans une salle qu’il connait bien pour l’avoir fréquentée en tant que chercheur, ou un autre qui se tient lui aussi à disposition pour permettre de manipuler un objet sorti pour l’occasion de sa vitrine. Par contre, j’ai le sentiment qu’à terme seuls les personnes avec certains moyens pourront s’offrir les services d’un guide de qualité. Ce métier à de l’avenir dans la compétence et la polyvalence.
    Comme toujours ce podcast était super intéressant. Il a abordé beaucoup de points qui sont à creuser et m’a donné envie autant d’aller voir les expériences mentionnées que de me laisser guidée par un conférencier expérimenté chaque fois qu’une telle personne est disponible.

    • Jonathan 17 juin 2017 at 14 h 42 min - Reply

      Bonjour !

      L’équilibre de ton commentaire fait plaisir, et je pense que ça va très longtemps rester équilibré entre la technologie et l’humain. D’ailleurs, seul les gros musées qui ont de gros moyens vont dans cette direction, comme dans toute techno, il faut du temps pour qu’elle devienne facile et pas cher à utiliser.
      Tu cites What’s App, et c’est vrai que c’est un outil qui commence à être utilisé par les marques, et les « chatbots » le sont aussi de plus en plus. La transition entre la discussion avec un robot et un humain est transparente. J’imagine qu’un musée pourrait l’implémenter, et on poserait nos questions directement sur What’s App.
      Je suis comme toi, je privilégie souvent les visites, et il y en a assez souvent qui soient gratuites. Je me rappelle de mon choque quand j’ai vu que le British Museum était gratuit, j’avais trouvé ça hallucinant ! Reste que souvent, en voyage aussi, on n’a pas les moyens de s’offrir de guides, alors merci Google ;).
      Merci de nous écouter, je pense prendre quelques points de ta réponse pour un follow up de l’épisode, en te citant, bien entendu !

Leave A Comment