Créateurs audio vs YouTube, retour d’expérience

Après avoir parlé de Audiogram, un outil très efficace pour améliorer votre présence sur les réseaux sociaux, parlons un peu de YouTube et de son utilisation par les créateurs audio, qu’ils soient « podcasteurs » ou « créateurs de saga mp3 ».

Oui, YouTube est l’outil de recherche numéro un, avant Google. Oui, c’est complètement stupide de ne pas y mettre vos créations. Non, vous n’allez pas pour autant  être populaires ni devenir riches.

Ceci est mon retour, au fil de mes lectures et de ma petite expérience. Parce que tous les conseils sont bons à prendre, et que peu de monde écrit sur cet aspect bien particulier.

Pourquoi YouTube ?

Dire qu’il y a plus d’un milliard d’utilisateurs, soit près d’un tiers des internautes au niveau mondial, n’est pas une réponse suffisante, et il faut bien le comprendre avant de publier sur YouTube. Pourquoi ? Raisonnement simple: il y a 63 000 requêtes par seconde (recherches) sur Google. Ils arrivent tous chez vous ? Vous avez compris.

Un des intérêt important de YouTube, c’est que malgré un nombre affolant d’utilisateurs, il y a encore des « trous », des « niches », des domaines ou fort peu de vidéos existent, voire aucune. Et c’est là qu’un premier lien avec le podcast peut-être fait.

Même si mon avis diffère quelque peu de l’avis général, qui semble dire qu’il y a un podcast pour tous les sujets (ce qui est faux, mais passons), il faut admettre que le podcast explore souvent des niches. Une fois qu’on a viré les podcasts Tech et geeks, évidemment, qui ne sont de loin plus une niche.

Et c’est un point important: si vous êtes dans une « vraie » niche, foncez sur YouTube TOUT DE SUITE, et creusez-vous votre place. Vous n’atteindrez pas des millions de vues, mais on s’en fou, vous atteindrez ceux qui recherchent du contenu dans cette niche. Genre l’anthropologie, au hasard. J’aurai beaucoup plus de chances de toucher un anthropologue via YouTube que via mon blog ou mon podcast, encore plus si c’est un étudiant.

Si vous êtes dans la Tech par exemple, autant vous dire que ça va être hard. De « vraies » chaines YouTube Tech existent (avec du contenu vidéo de grande qualité), et pour atteindre leur niveau de qualité, vous allez ramer (et vous rétamer pour 99.9% du temps).

Search vs fans

Un autre point important à comprendre: YouTube est un réseau de RECHERCHE. Et ça change complètement la façon de travailler son contenu, à la base (le format), mais aussi ensuite, lors de la publication.

En « podcast audio », on cherche à avoir des followers, des fans, des gens qui vont écouter notre podcast dès la sortie, qui sont abonnés. Sur YouTube, les abonnés sont aussi recherchés (même si certains vous diront que c’est du bullshit), mais c’est la position dans le ranking qui est plus importante.

C’est le même système que Google (en très large, pas dans les détails): le but est d’arriver le plus haut dans les résultats par rapport à une recherche donnée. Du genre, vous tapez anthropologie, qui arrive en premier dans les résultats ? ;). Sur la première page, sur 20 résultats, 4 sont des vidéos d’AnthroStory, en position 1, 4, 6 et 20.

Pourquoi est-ce important ? Parce que ça amène des vues. La vidéo la plus regardée de ma chaîne est celle qui arrive en premier dans les résultats. Elle est proche de 15 000 vues, contre une moyenne de 300 pour les autres. Et ça aide aussi pour les vidéos suggérées à droite pendant la lecture.

Sans entrer dans les détails, ça veut dire qu’il vous faut soigner vos titres, vos résumés et vos tags, pour qu’ils reflètent le contenu de vos vidéos et puissent atteindre la niche que vous visez. Le poids de chacun de ces paramètres évolue très vite et il se pourrait que dans le futur ils ne servent plus à rien, mais en attendant, soignez-les.

Les stats

Les podcasteurs, en général, détestent les stats et préfèrent dire que de toute façon, pour le podcast, rien de précis n’existe. C’est faux, mais passons.

Sur YouTube, c’est différent, bienvenue dans l’empire des statistiques et du tracking ! Plus rien n’est laissé au hasard, vous saurez tout, pour votre plus grand malheur, votre succès ou votre échec étant soigneusement documenté et sans appel.

Mais, là ou s’est intéressant, c’est qu’il faut le voir comme un outil de création, d’ailleurs pas vraiment différent des autres retours que vous avez de vos auditeurs, c’est juste plus précis et diablement honnête.

Votre focus ne sera pas le nombre de vues, mais la durée moyenne de visionnage. C’est la moyenne de minutes regardées par utilisateur pour le contenu. Du genre, celui en dessous, qui est celui de ma vidéo sur Far Cry Primal. Examinons ça en détail.

audience relative youtube anthrostory

Drop et fidélisation

Le drop, c’est la courbe presque verticale au début de la vidéo. C’est commun d’avoir un drop de 30% dans les premières 30-60 secondes, le contenu n’a pas plus pour X raisons, et les gars sont partis ailleurs. Ou votre vidéo est vraiment pourrie.

Ce qui est intéressant, c’est de voir quand les internautes ont cessé de regarder votre vidéo, c’est un bon indicatif pour savoir si votre vidéo est trop longue (ou chiante). À noter que le graphique du haut est celui de la fidélisation de l’audience absolue, qui ne concerne que votre vidéo.

Le graphique ci-dessous est celui de la fidélisation de l’audience relative, cette fois comparée aux autres de VOS vidéos de durée similaire.

audience relative youtube anthrostory

En quoi cette information vous aide-t-elle ? Si vous avez un format de même durée, il vous aide à savoir si le contenu est de plus en plus plaisant ou non. Et si vous allez plus loin, en changeant l’ordre de vos chroniques par exemple, vous pourrez savoir si ces changements sont bénéfiques ou non. Et, le cas échéant, augmenter la qualité des moments faibles de vos créations, voire ceux qui font fuir tout le monde…

Mais ça sert à quoi ?

J’en vois dans le fond avec une forte envie de m’insulter avec mes stats. Et c’est vrai, pourquoi s’y intéresser, on fait ça pour le fun, on ne va pas devenir riche avec ça, quelle importance ?

Mon exemple de vidéo n’est pas innocent, parce que la vidéo de Far Cry Primal est mal faite. Ouais, j’ai mal fait mon job, et c’est dommage.

Les moments les plus importants de la vidéo (pour moi) sont vers 33 minutes ( l’idée, fausse, que le Neandertal est une brute et que notre idée des hommes préhistoriques est complètement faussée) et vers 35 minutes ou on parle du rôle de la femme dans la préhistoire et de sa représentation dans le jeu.

Reprenons le premier graphique. Dans ces deux moments de la vidéo, seuls 15% à 17% des gens qui ont cliqué sur la vidéo étaient encore là. Autrement dit, plus de 83% des vieweurs n’ont PAS VU les deux choses que je trouvais les plus importantes dans cet épisode. Pas fier de ça, croyez-moi.

Et pour être clair, même si le fait d’avoir une durée moyenne de visionnage élevée est compté pour le ranking de mes vidéos, donc est important, ce qui me déçoit, c’est d’avoir un invité qui dit des choses super intéressantes et que presque personne ne l’écoute.

Or, mon rôle, en tant que « créateur », est justement de mettre en valeur des informations  et les dires de mes invités.

Ces statistiques, auxquelles j’ajoute mes nombreuses discussions avec des créateurs audio et vidéo, celles avec des auditeurs ainsi que mes lectures, m’ont fait prendre la décision de changer le format de l’émission en chroniques, plus courtes et plus « percutantes », me permettant de mettre les informations les plus importantes au départ si j’en ai l’envie.

Évidemment, je ne pense pas qu’il faille toujours changer de format ou laisser les stats influencer totalement nos créations, mais les ignorer n’est pas intelligent pour autant.

Cas d’école: TechCraft

Merci à Quenton de m’avoir permis d’utiliser sa chaîne YouTube pour vous montrer ce qu’il faut faire/ne pas faire (à mon avis, ce n’est pas la vérité absolue). Allez voir une ou deux de ses vidéos, et abonnez-vous à sa chaîne (il m’a promis une bière chaque 10 abonnés).

Premier test, je cherche « techcraft » sur YouTube. Pas top. Certes, sa chaîne est en top (c’est bien), mais sur 20 vidéos de la première page, AUCUNE n’est de TechCraft. Il faut atteindre le fond de la 3e page pour avoir la première vidéo. C’est dû à deux problèmes, le premier est d’avoir pris un nom foireux parce qu’il est utilisé par une paire de Nike… c’est très con. Pensez à votre nom de chaîne, vérifiez que PERSONNE ne l’utilise déjà. La deuxième raison, c’est qu’il n’y a AUCUN tag à ses vidéos. Pas bien ça Quenton, y mettre le tag « techcraft » aide beaucoup, autant pour la recherche que pour les vidéos associées lors de la lecture (d’ailleurs YouTube ne m’en suggère aucune…).

Ensuite, il utiliser toujours la même miniature pour chaque vidéo, avec le nom de TechCraft. C’est pas bien. Sans aller jusqu’à utiliser des filles en bikini ou des petits chats, avoir une miniature simple, colorée et différente à chaque fois prend quelques minutes. Pas besoin d’avoir une charte graphique sophistiquée, mais avoir toujours la même chose est une erreur.

Le titre. On pourrait penser que mettre TechCraft suivi du numéro de l’épisode est une bonne idée, mais c’est faux. Ou plutôt, c’est bien si votre émission est déjà ultra connue, mais à notre niveau c’est une mauvaise idée. Il vaut mieux mettre un titre relativement descriptif (trop obscur personne ne clique), suivi éventuellement d’un « TC » et du numéro de l’épisode. Keep it short and simple.

La description: toujours la même… et ça, c’est pas bien non plus ! La description est censée aider autant les vieweurs que YouTube pour la recherche. En écrivant toujours la même chose, la recherche ne peut pas fonctionner. C’est con, surtout qu’avec un podcast Tech c’est simple, il suffit d’y mettre les noms des produits/marques dont on parle et le travail est fait. À noter que les deux premières lignes sont les plus importantes puisqu’elles apparaissent dans la recherche sous le titre.

1 minute 28. UNE FUCKING MINUTE ET DEMIE ou je perds mon temps à écouter un générique !!!!!!! Bon OK, il est sympa, mais tout le monde s’en fou. Vraiment. Pensez juste à un truc: vous cherchez une vidéo sur la Tech, disons sur le dernier iPhone. Vous tombez miraculeusement sur celle de TechCraft. Musique. Musique. Musique. OK, next, y bien une vidéo ou je vais pouvoir entendre parler de l’iPhone. Il y a fort à parier que Quenton voit un drop jusqu’à 1 minute 30. Sur un podcast, c’est dur de zapper, sur YouTube, ça prend un clic…

Vous allez me dire, « oui, mais il aime son générique il a le droit ». Oui. Mais c’est un créateur, il peut le mettre ou il le veut, changer son format d’émission. Genre, commencer direct à parler, faire un tour de table rapide, un tour des sujets, puis lancer le générique. Si le vieweur est accroché, il va rester, sinon, il sera déjà parti.

Même, remarque pour ceux qui utilisent Hangout (encore pour quelques jours) ou YouTube live et qui ne coupent pas le début de la vidéo ou rien ne se passe. Les premières secondes sont importantes, capitales. Aussi fou que cela puisse paraître, mes stats de fidélisation ne sont pas les mêmes si je commence direct à parler ou si le jingle d’Anthrostory est diffusé au complet. Il dure 10 secondes… mais c’est 10 secondes de trop pour YouTube.

Même chose pour le logo tournant Quenton Production. Si Quenton Production était quelque chose d’incroyablement important et qui aurait un nom connu dans tout l’univers Tech, why not, sinon, drop it ! Ou, éventuellement, le mettre pendant le générique après l’introduction. Bref, partout mais pas au début ou, désolé Quenton, mais tout le monde s’en fou et personne ne comprends. Et je doute que tu aie énormément de clics venant de YouTube grâce à tes vidéos, je peux me tromper, mais si l’efficacité est nulle, autant le mettre ailleurs qu’au début.

Sur la façon de filmer, je ne saurai vraiment quoi vous dire. Ma vidéo la plus regardée est une image fixe… ce qui en dit long sur mon talent d’acteur sur les vidéos facecam (je suis à chier). Dites-vous quand même que plus vous faites d’efforts, plus les retours risquent d’être positifs, avoir une image qui bouge est toujours mieux que rien. Certains (comme ma petite soeur) pensent que juste mettre une image fixe, c’est du foutage de gueule et un non-respect du format de YouTube. J’avoue ne pas trouver d’arguments pour contrer les siens…

Sur ce point, rien à dire à Quenton, qui fait un joli boulot, ni sur le son ou Quenton fait beaucoup d’efforts, venant de l’audio le contraire m’aurait étonné.

Ces conseils rendront-ils Quenton riche ? Non (si c’est le cas, j’espère qu’il partagera), par contre ça pourra toucher une plus grande audience, et on ne va pas cracher dessus non ? Et surtout, il aura fait son maximum (ou pas loin), et la satisfaction du travail bien fait c’est cool non ?

Envisager le multiformat

Je suis déjà trop long, mais j’aimerai poser quelques bases sur le multiformat.

Il y a une vraie évolution à se voir comme « créateur » plutôt que podcasteur, au-delà de la simple définition. Un podcasteur est limité par son format, emprisonné dans son univers. Un créateur cherche à créer, quels que soient le lieu et l’audience, et voit de nouveaux espaces à explorer plutôt qu’une nouvelle prison ou s’enfermer (elle est belle cette phrase non ?).

Reprenons l’exemple de TechCraft, parce qu’il va très bien pour expliquer le multiformat.

En podcast audio, publier des épisodes de 3 heures n’est pas forcément commun, mais c’est jouable. Le format portable permet d’ailleurs d’échelonner ses écoutes. Ce n’est pas le format « idéal » pour toucher un maximum d’auditeurs, mais ça va.

Par contre, sur YouTube, c’est beaucoup trop long. Même 40 minutes c’est (souvent) trop long. Alors, on fait des TechCraft de 40 minutes ? Pas forcément.

L’émission étant partagée en chroniques, on pourrait imaginer les séparer pour en faire des vidéos indépendantes. Genre, une vidéo sur l’iPhone 7, une autre sur le cas Samsung, une autre sur les voitures autonomes, etc. Quitte à ne jamais mettre sur YouTube celles qui ne sont pas assez qualitatives pour laisser plus de places à celles qui ont plus d’intérêt.

L’intérêt ? Plus de contenus, plus courts, plus ciblés donc parfaits pour le search, plus adapté à YouTube, un plus gros potentiel.

Le désavantage ? Le temps. Rien d’autre.

En conclusion

YouTube peut être intéressant pour les créateurs audio, même si ça demande des efforts pour avoir plus de 10 vues par vidéo. Sachant ça, si vous ne voulez pas faire d’efforts ou que vous n’avez pas le temps, autant passer votre chemin, le temps de traitement (même avec une image fixe), d’upload (surtout sur de longs épisodes) n’étant pas négligeable.

Et vous, votre expérience sur YouTube ?

By | 2016-11-14T20:17:28+00:00 septembre 14th, 2016|billet, Billets, Divers|6 Comments

About the Author:

Jonathan, 31 ans, suisse, polymécanicien, voyageur, producteur de contenu sur le voyage depuis 4 ans, sur l’anthropologie depuis 2 ans.
Convaincu que l’anthropologie et les sciences sociales devraient être plus mises en avant, essaie de faire ce qu’il peut pour aller dans ce sens.

6 Comments

  1. Quenton 14 septembre 2016 at 10 h 17 min - Reply

    Pour les Tags, merci de m’avoir prévenu à travers l’article, ça devait être un bug de Youtube qui est censé transférer les Tags du live vers la vidéo. J’ai remis ça en place (certains ep les avaient déjà).
    Pour le générique, et les autres optimisations, j’ai demandé à plusieurs reprise ce que les gens souhaitaient et c’est le résultat de leurs avis. Par contre oui le générique sera surement décalé pour avoir d’abord une intro orale.
    Je cite: « 1 minute 28. UNE FUCKING MINUTE ET DEMIE ou je perds mon temps à écouter un générique !!!!!!! Bon OK, il est sympa, mais tout le monde s’en fou. Vraiment. » Non justement le résultat du sondage indique que les auditeurs (j’ai bien dit auditeur et pas viewer, ma priorité est le podcast, pas la vidéo) ne veulent pas que ça change.
    Je cite: « Même chose pour le logo tournant Quenton Production. Si Quenton Production était quelque chose d’incroyablement important et qui aurait un nom connu dans tout l’univers Tech, why not, sinon, drop it ! » Youtube live, à quelques secondes à la mise en route qui drop (entre 2 et 10s selon le client), en gros pour lancer le live je lance ce logo tournant, mais les gens n’en vois qu’une partie car youtube perd les quelques premières seconde de live, de plus cela permet à ceux suivant le live que leur lecteur se mette en route et le viewer (oui là je parle de viewer du live) ne perde pas les premières phrases (oui car je vais bien décaler suite à ton bon conseil sur le générique). Pour preuve la version audio (donc podcast) ne comporte pas ce passage.
    Le multi-format (et le partage en chronique) est une très bonne idée, mais comme tu le dis si bien, le souci c’est le temps (cela nécessiterai un montage vidéo et multi-upload pour chaque épisode, et à raison d’un EP par semaine, c’est inenvisageable). Quand c’est un loisir, c’est difficilement envisageable, si c’était notre gagne pain, évidement tout serait optimisé au grain.
    Merci à toi pour ton excellent retour, mais n’oublies pas non plus que TechCraft ne cherche pas à optimiser les vues, notre podcast est principalement audio et la partie Youtube n’est qu’un complément surtout orienté live. Du coup l’analyse est très bien mais pas forcement adaptée à notre cas (même si c’est un bon exemple pour montrer les erreurs pour ceux qui voudrait faire du YOUTUBE pure)
    Très bon article en tout cas.

    • Jonathan 14 septembre 2016 at 11 h 25 min - Reply

      Je ne savais pas qu’on pouvait mettre des tags en live, et en même temps c’est logique, c’est parfait si c’est réglé ;).
      « Demander ce que les gens souhaitaient ». Voilà, pour moi, un problème quand on a pas de stats. Sur plusieurs centaines de « fans » il y a quoi, une dizaine qui t’ont dit que ça leur allait ? Certainement loin d’un pourcentage significatif. C’est la différence avec le travail sur les stats, elles représentent tout le monde et ne « mentent » pas. Que ce soit la tv/radio/films/séries/livres etc, tous disent qu’il faut être fort en début de création pour « hameçonner », il n’y a pas de raisons que ce soit différents pour les Podcasts .
      Ne pas oublier non plus qu’un « fan » n’aura pas le même discours qu’un nouvel auditeur, on devient très permissif à force, ce que ne sont pas du tout les nouveaux.
      Je connais ce problème de mise en route du live, en l’occurrence tu le gère très bien. Mais si tu voulais vraiment être efficace, même ces 10 secondes sont de trop. Après, je durcit le trait et vais à l’extrême pour faire tilter les lecteurs, il n’y a pas forcément besoin d’aller si loin.
      Alors oui, pour le multiformat, je ne vois pas comment tu pourrais le faire, ça demanderait un temps hallucinant. C’était pour l’exemple, à ta place je ne le ferai pas non plus ;). Par contre, sur des podcasts au mois, plus courts, ça peut être jouable, surtout sur une niche moins concurrentielle que la tienne.
      L’analyse est en partie adaptée, pour les trucs hyper simples, genre titres, tags et cover, voire le léger changement pour le début de l’émission. Pour le reste oui, c’est de l’optimisation qui demande peut-être trop de temps pour un retour pas forcément extraordinaire.
      Je pense d’ailleurs que c’est justement pas réservé à ceux qui font du YouTube pur. Si le format est pensé pour être multicanaux dès le départ, c’est parfaitement jouable.
      Merci d’être passé faire un commentaire et de t’être soumis volontiers à la critique ;).

  2. Xavier 15 septembre 2016 at 1 h 14 min - Reply

    Sympa et sérieux comme article. Bravo.
    En ce qui me concerne, depuis que je suis sur YouTube, je vois bien que c’est dur d’avoir plus de 10/20 vues sur un épisode. Pour changer ça, j’ajoute de la vidéo, mais bon… ce n’est pas encore ça. Par exemple, des bonus vidéo voyage pour l’épisode sur le voyage, et une intro freestyle pour le prochain épisode. Je pense que ça peut rendre la vidéo sympa… enfin, presque sympa à écouter/regarder ^^
    Sinon, pour le reste, le référencement et le webmarketing font parties de mon taf, donc je fais un peu attention, mais pas assez. Sur l’esprit de ton article, je suis bien d’accord avec toi, comme souvent !

    • Jonathan 15 septembre 2016 at 18 h 41 min - Reply

      C’est clair qu’avoir une bonne vidéo aide, mais je pense que ça aide plus à la fidélisation qu’à l’attraction dès le départ.
      Je ne sais pas si tu as un blog et si tu as des visites, mais mettre ta vidéo en embed sur ton article peut t’amener quelques vues de plus.
      Je te conseille aussi http://yt2fb.com/ pour mettre tes vidéos YouTube sur Facebook mais avec un joli design. Si tu la partage sur ta page fan et, de temps à autre, sur ton profil perso (pas trop pour pas saouler tes amis), ça peut aussi aider.
      Bonne chance !

  3. Lionel 24 septembre 2016 at 9 h 17 min - Reply

    Très bon article avec des analyses très pertinentes.
    C’est tellement vrai ce que tu dis, la volatilité des consommateurs de vidéos sur Youtube (ça fait mal de constater la durée moyenne de visionnage).
    Cela confirme des trucs dont je me suis rendu compte après coup en regardant mes propres vidéos.
    Dans un monde parfait, il ne faudrait pas se contenter de plaquer ses émissions de podcast audio telles quelles sur Youtube, mais ça demande de beaucoup de re-montage et de redécoupage.
    C’est certain que Youtube offre des possibilités. Beaucoup de choses à y faire, L’idée de la segmentation est excellente je trouve (mais ça implique de faire des choix et « sacrifier » du contenu)
    Le seul gros inconvénient, c’est encore et toujours le temps. A chacun de voir si on est prêt à consacrer encore plus de temps pour un retour plus qu’incertain.
    En tout cas, merci à toi Jonathan d’avoir pris pris le temps d’écrire cet article.

    • Jonathan 29 septembre 2016 at 20 h 17 min - Reply

      Salut Lionel !
      Regarder son propre contenu avec un regard critique est souvent une bonne chose ;)-
      Je suis d’accord avec toi, le temps est un vrai problème, souvent on sait ce qu’on pourrait améliorer/changer, mais le temps manque pour le faire. C’est pas pour rien que les équipes qui fabriquent du contenu et celles qui s’occupent de la communication ne sont pas les mêmes, c’est juste presque impossible de faire les deux.
      Merci à toi d’être passé !

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